Partez à la découverte du Château de Versailles






Nos expositions du moment
Le Grand Dauphin (1661-1711), Fils de Roi, Père de Roi et Jamais Roi
Le château de Versailles présente une exposition consacrée au Grand Dauphin, Louis de France, fils aîné de Louis XIV. À travers près de 250 œuvres issues de collections françaises et internationales, ce parcours retrace la vie de ce prince méconnu. Héritier du trône, il fut au cœur des ambitions dynastiques des Bourbons sans jamais régner, mais dont l’éducation, les résidences et le goût pour les arts témoignent du destin qui lui était promis.
1725. Des Alliés Amérindiens À La Cour de Louis XV
Le château de Versailles et le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac proposent une nouvelle exposition consacrée à la visite des alliés amérindiens à la cour de Versailles. 1725, quatre chefs amérindiens et une femme amérindienne de la vallée du Mississippi sont reçus en France lors d’un voyage diplomatique et rencontrent Louis XV. L’exposition revient sur cette rencontre marquante et explore les liens entre la France et les nations autochtones d’Amérique du Nord au XVIIIe siècle.
Les anecdotes autour de Versailles
La construction de la galerie des Glaces de Versailles a commencé en 1678 sous la direction de l’architecte Jules Hardouin-Mansart. Ce lieu est devenu l’un des plus emblématiques du château. La galerie compte 357 miroirs qui, à l’époque, étaient parmi les objets les plus onéreux.Venise avait alors le monopole de la fabrication de miroirs, mais la France est parvenue à convaincre des artisans vénitiens de se rendre sur place et d’en créer spécialement pour le château. D’après la légende, afin de conserver son monopole et d’empêcher les artisans de révéler leurs secrets, le gouvernement de la Sérénissime surveillait les faits et gestes des fabricants et les empêchait de quitter la ville sous peine d’être condamnés à mort.
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Même si Versailles abondait constamment en nourriture et en boisson, le breuvage de prédilection du roi Louis XV était le chocolat chaud. La boisson préférée du roi est ainsi devenue celle de tout le monde. À l’époque, le breuvage au cacao était considéré comme un mets fin et une boisson exotique pour la famille royale. À ce moment-là, on prêtait au chocolat des vertus aphrodisiaques. Il n’était donc pas rare que le roi serve des tasses de chocolat chaud à ses maîtresses lorsqu’elles lui rendaient visite. Il en préparait par ailleurs parfois lui-même. Un roi qui s’abaisse à réaliser une tâche si banale était une chose inédite. Même Marie-Antoinette avait un faible pour le chocolat chaud. En 1770, lorsqu’elle a épousé Louis XVI, elle a fait venir son propre chocolatier à la cour. Celui-ci portait le titre de « Chocolatier de la reine ».

Les Bosquets de Versailles
Lieux de tous les divertissements, créés par le jardinier et architecte André Le Nôtre, les bosquets de Versailles ont été souvent remaniés au cours des époques. Fontaines, vases et statues agrémentent ces espaces qui accueillent régulièrement la promenade du roi et les divertissements de la Cour. Cabinets de verdure aménagés dans les espaces boisés qui délimitent les allées, les bosquets forment des petits jardins clos par des treillages ou des palissades de verdure auxquels on accède par des allées discrètes ; des grilles en ferment l’entrée. Un contemporain de Louis XIV, le marquis de Dangeau, les appelait « les fontaines renfermées ». Ornés de fontaines, de vases, de statues, les bosquets apportent la surprise ou la fantaisie à l’intérieur du grand jardin. Ils servaient de véritables salons de plein-air. Sous le règne de Louis XIV, les jardins de Versailles comptaient quinze bosquets. Contrepoint à la stricte régularité du tracé général des jardins, leur décor et leur forme différaient et ils avaient pour effet de surprendre le visiteur par leur diversité. André Le Nôtre créa la plupart des bosquets, mais quelques-uns furent modifiés par Jules Hardouin-Mansart. Cependant, en raison de leur entretien coûteux et difficile, certains bosquets se détériorèrent rapidement et disparurent dès le XVIIIe siècle. Un des plus célèbres, le Labyrinthe, fut détruit lors de la replantation des jardins en 1775-1776. D’autres comme les Bains d’Apollon furent transformés dans le goût anglo-chinois très en vogue sous le règne de Louis XVI et Marie-Antoinette. Au XIXe siècle, l’Île Royale fut comblée et devint le Jardin du Roi, planté d’arbres rares et exotiques.